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title: "Comment corriger la balance des blancs d’une photo RAW"
description: "Choisir une référence neutre, rééquilibrer les trois canaux, puis vérifier le résultat : ce que cette version navigateur permet, et l’endroit où elle s’arrête."
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# Comment corriger la balance des blancs d’une photo RAW

La dominante bleue d’une photo prise à l’ombre, ou la teinte jaune d’un intérieur éclairé à la lampe, vient d’une décision déjà inscrite dans le fichier. Le capteur enregistre une valeur par photosite, l’appareil y associe une interprétation de la lumière, et cette interprétation s’appelle la balance des blancs. La corriger revient à choisir le point neutre que la scène aurait dû avoir, puis à rééquilibrer les canaux.

## Une dominante est une décision enregistrée

Dans un RAW, la balance des blancs est une métadonnée : le fichier conserve les mesures du capteur et l’interprétation que l’appareil a proposée. Rien n’est figé, puisque le dématriçage reste à faire.

Un JPEG sort de l’appareil après dématriçage, courbe de tons et balance des blancs appliquée. Ces décisions sont écrites dans les pixels, et les valeurs de capteur qui permettraient un autre rendu ne sont plus disponibles. [RAW ou JPEG : quel format faut-il retoucher ?](/fr/guides/raw-ou-jpeg-quel-format-faut-il-retoucher/) reprend cette différence.

## Trouver la référence neutre dans le cadre

Avant de toucher au moindre réglage, cherchez une surface qui devrait être neutre : une feuille de papier, un mur blanc, un gris de charte. Écartez les hautes lumières spéculaires, qui prennent la couleur de la source et non celle de la scène.

Notez ensuite la direction de la dominante : elle donne une cible. Une image trop bleue demande un rendu plus chaud, une image trop jaune un rendu plus froid. Sans elle, la correction se fait au hasard.

## L’arithmétique des trois canaux

Tout convertisseur RAW applique la même mécanique : trois coefficients, un par canal, rééquilibrent le rouge, le vert et le bleu. La référence neutre fournit les rapports.

Prenons une mesure de référence qui donne 200 en rouge, 180 en vert et 140 en bleu. Pour rendre cette zone neutre, le vert est multiplié par 200 ÷ 180, soit environ 1,11, et le bleu par 200 ÷ 140, soit environ 1,43. Le rouge garde son coefficient, et la zone reprend la même valeur sur les trois canaux.

Ce calcul explique ce qui surprend au premier réglage : une balance des blancs change la couleur, pas la luminosité globale. Elle redistribue le poids des canaux sans ajouter de lumière.

## Ce que cette version ne propose pas

L’[éditeur photo RAW](/fr/outils/editeur-photo-raw/) réunit dans cette version un histogramme RVB, le panneau Light avec HDR, Exposure et Contrast, les commandes Edit Auto, B&W et Reset, puis les courbes de tons, le mélangeur de couleurs, les masques, le recadrage et l’export.

Aucun contrôle de température, de teinte, de balance des blancs ni de pipette n’est documenté dans cette version. Il n’y a pas de curseur en kelvins, pas de préréglage de balance des blancs, pas de point gris à prélever. La correction classique, celle qui rééquilibre les canaux à partir d’une référence mesurée, ne peut donc pas être exécutée ici.

## Les options honnêtes dans le navigateur

Réglez d’abord l’exposition, parce qu’une dominante se juge sur une image lisible. Passez ensuite aux courbes de tons par canal : baisser le bleu dans les tons moyens réchauffe l’image, le remonter la refroidit. Le mélangeur de couleurs déplace la teinte d’une plage sans toucher aux autres. Ces deux outils s’utilisent sur une copie de l’image.

Ces gestes réduisent une dominante légère et ne remplacent pas un rééquilibrage calculé sur une référence ; une dominante forte demande un convertisseur qui expose la température et la teinte. La prise de vue reste le meilleur endroit pour trancher : une charte de gris dans le cadre, ou une balance des blancs choisie sur le boîtier, épargne le travail.

## Vérifier une correction, puis ranger le fichier

Une correction se juge en comparant. Affichez la copie et l’original côte à côte, puis vérifiez trois points : la référence neutre lit-elle la même valeur sur les trois canaux, les hautes lumières tiennent-elles dans l’histogramme, le rendu tient-il sur un écran modérément lumineux.

L’histogramme RVB reste l’instrument de contrôle. Une masse collée au bord droit signale des pixels à saturation, et aucune correction de couleur ne récupère une valeur écrêtée. Le fichier exporté, téléchargé par le navigateur, est le juge final : ouvrez-le à la taille de diffusion prévue, et gardez le RAW d’origine intact.

L’interface exige WebGL2, sans rendu 2D de secours, et le rendu se fait sur le processeur : un gros fichier raw demande un instant. La bibliothèque vit dans le profil de ce navigateur, pour cette adresse précise, et effacer les données du site la vide. Seule une sauvegarde de la bibliothèque permet de la déplacer ; les archives de plus de 4 Go ne sont pas prises en charge, et un seul onglet peut l’ouvrir à la fois.

Pour situer ce réglage dans le développement, [comment corriger l’exposition d’une photo RAW](/fr/guides/comment-corriger-lexposition-dune-photo-raw/) détaille l’ordre des gestes qui précède la couleur, et [ce qu’est la retouche RAW non destructive](/fr/guides/quest-ce-que-la-retouche-raw-non-destructive/) explique ce qui est conservé d’une session à l’autre.

La séquence utile reste courte : une référence neutre, une exposition réglée, une correction de dominante tentée sur une copie, une vérification sur l’histogramme, un export comparé à l’original. Si la dominante résiste, la réponse se trouve dans un convertisseur qui expose la température et la teinte, ou dans une prochaine prise de vue.
