---
title: "Modes de fusion en retouche photo : deux calques se combinent"
description: "Un mode de fusion est un calcul, pas un effet : les trois familles, l’ordre des calques qui change le résultat, et pourquoi l’opacité ne remplace pas un mode."
canonical: "https://freeaigeneration.com/fr/guides/modes-de-fusion-en-retouche-photo-guide-complet/"
robots: "noindex"
lang: "fr"
---

# Modes de fusion en retouche photo : deux calques se combinent

Deux calques empilés ne s’additionnent pas : ils se combinent selon une règle arithmétique. Comprendre les **modes de fusion en retouche photo**, c’est d’abord comprendre cette règle, parce qu’elle explique pourquoi le même calque gris posé sur le même fond ne donne pas le même résultat selon le mode choisi.

Une précision de départ. La documentation publique de l’[Éditeur photo](/fr/outils/editeur-photo/) décrit un modèle de calques avec masques et calques de réglage, sans mentionner de contrôle de modes de fusion. Cet article porte donc sur le mécanisme et sur le calcul, pas sur un menu précis à retrouver dans une interface.

## Le calcul avant le menu

Une image numérique est une grille de valeurs comprises entre 0 et 255 par canal. Un mode de fusion est une fonction qui prend la valeur du calque supérieur et celle du fond, et renvoie une valeur de sortie.

Tout le reste en découle. Le mode ne décide pas de l’aspect du calque, il décide de la façon dont ses valeurs rencontrent celles du dessous.

## Les trois familles de calcul

### Normal, le remplacement

En mode Normal, le calque supérieur remplace le fond là où il est opaque. Là où il est transparent, le fond reste visible. C’est le comportement par défaut, celui auquel on pense quand on parle d’empilement. Un calque à 50 % de gris sur un fond à 50 % de gris donne 50 % de gris.

### Multiply, la multiplication

Multiply multiplie les valeurs des canaux, normalisées entre 0 et 1. Deux conséquences immédiates : le blanc est neutre, parce que multiplier par 1 ne change rien ; le noir donne du noir, parce que multiplier par 0 donne 0.

L’exemple du gris moyen le montre bien. 50 % sur 50 % donne 0,5 × 0,5 = 0,25, soit environ 25 % de gris. Le résultat est toujours plus sombre que chacun des deux calques. C’est le mode des ombres, des textures et des traits au crayon.

### Screen, l’inverse

Screen inverse les valeurs, les multiplie, puis inverse le résultat. L’effet est symétrique : le noir est neutre, le blanc donne du blanc.

50 % sur 50 % donne 1 − (0,5 × 0,5) = 0,75, soit environ 75 % de gris. Le résultat est toujours plus clair. C’est le mode des lumières, des halos et des reflets.

## Pourquoi l’ordre des calques change le résultat

Multiply et Screen sont commutatifs : inverser deux calques ne change pas le calcul. Ce n’est pas le cas de tous les modes.

Overlay et Soft Light mélangent Multiply et Screen selon la tonalité du fond. Le fond clair pousse vers l’éclaircissement, le fond sombre vers l’assombrissement. Si vous inversez les deux calques, le fond change, et la règle appliquée change aussi.

C’est la source de nombreux résultats qui ne ressemblent à rien : le calque n’est pas en cause, c’est sa place dans la pile.

## L’opacité n’est pas un mode

Un mode de fusion décide comment les valeurs se combinent. L’opacité décide de la proportion dans laquelle le résultat est appliqué. Ce sont deux réglages indépendants.

Un calque Multiply à 50 % d’opacité produit un mélange à parts égales entre le fond et le résultat de la multiplication. Ce n’est pas la même chose qu’un calque Multiply à pleine opacité avec des valeurs plus claires.

Confondre les deux est l’erreur la plus fréquente quand un résultat paraît trop sombre ou trop clair.

## Ce que l’export conserve

Rien de la logique. Un export PNG ou JPEG aplatit la pile et applique le mode : le fichier livré contient le résultat du calcul, pas la règle.

Cela signifie qu’un fichier exporté ne permet plus de changer d’avis sur le mode. Le document de travail, lui, le permet tant qu’il est conservé. Deux limites accompagnent ce constat : le canevas du navigateur est en RVB 8 bits, donc les combinaisons en 16 bits ou en CMJN ne sont pas au programme, et l’aplatissement à l’export est définitif.

## Un moyen de vérifier

La méthode la plus simple pour comprendre un mode est de le tester sur deux aplats. Un gris à 128 sur un autre gris à 128, puis sur du blanc, puis sur du noir. Trois essais suffisent à voir la logique de chaque famille : celle qui assombrit, celle qui éclaircit, celle qui dépend du fond.

Les masques répondent à une autre question, celle de savoir où une correction s’applique, et sont traités dans [comment fonctionnent les masques de calque ? Guide débutant](/fr/guides/comment-fonctionnent-les-masques-de-calque-guide-debutant/). La question de la réversibilité, elle, est celle de [calques de réglage ou modifications directes : que choisir ?](/fr/guides/calques-de-reglage-ou-modifications-directes-que-choisir/).
