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Comment ajouter du texte et des titres à une vidéo en ligne

Un titre se calcule à la résolution de l’export et devient définitif : police, taille, marges et durée se règlent avant la sortie, pas après.

Par Philippine Mailhot Publié le 4 min de lecture Questions fréquentes
Comment ajouter du texte et des titres à une vidéo en ligne

Un titre se calcule à la résolution de l’export, image par image, puis se fond dans le plan. Rien à voir avec du texte déposé dans un document : chaque lettre devient ici un pixel définitif. C’est ce qui explique l’essentiel des problèmes rencontrés quand on ajoute du texte et des titres à une vidéo en ligne.

Le résultat est solide et prévisible, à condition d’accepter une contrainte : ce qui est écrit dans l’image ne peut plus être modifié par le lecteur. Ce n’est pas un défaut, c’est un choix, et il faut savoir quand il convient.

Un calque calculé à la résolution de l’export

Le texte est rasterisé, c’est-à-dire transformé en pixels, à la définition du rendu. Une image de 1920 × 1080 contient 2 073 600 pixels ; une image de 1280 × 720 en contient 921 600, soit un peu moins de la moitié. Un titre net sur la première peut donc devenir flou sur la seconde, simplement parce qu’il a été dessiné dans une grille plus fine.

La conséquence pratique est simple : dimensionnez le texte pour la plus petite définition que vous comptez livrer, puis vérifiez qu’il reste lisible sur la plus grande. L’inverse produit des titres qui semblent corrects à l’écran de montage et deviennent illisibles sur un téléphone.

Deux familles de texte, deux usages

Un titre incrusté fait partie des pixels. Il ne peut être ni désactivé, ni traduit par le lecteur, ni agrandi par le spectateur. C’est ce qu’il faut pour un générique, une mention légale ou un nom de chapitre.

Une piste de sous-titres fonctionne à l’inverse : le texte reste séparé de l’image et peut être activé, désactivé ou remplacé. Le projet amont documente d’ailleurs des pistes de sous-titres avec import et export SRT, WebVTT et SCC, ainsi que l’incrustation. Pour une traduction, la seconde famille est la seule qui laisse le choix au spectateur.

Le reste est une question de temps. Une incrustation de 4 secondes à 30 images par seconde occupe 120 images ; un fondu de 15 images dure 15 ÷ 30, soit 0,5 seconde. Les points d’entrée et de sortie sont des images entières, et une durée qui n’y correspond pas exactement se voit sur les raccords.

Police, taille et définition

La version livrée embarque les polices Inter, Noto Serif, JetBrains Mono et BIZ UD. Travailler avec une police intégrée évite un écueil documenté : une police substituée change la largeur des caractères, donc les retours à la ligne, donc la composition.

Une police peu courante peut aussi manquer d’un signe dont vous avez besoin. Le cas se règle avant la mise en page, en vérifiant les accents et les signes typographiques du texte réel, pas ceux d’un essai rapide.

La règle de trois suffit ensuite. Un texte composé pour du 1080p et exporté en 720p est mis à l’échelle par 1280 ÷ 1920, soit 0,667. Un corps de 48 pixels devient alors 32 pixels.

Pour le tournage vertical, la question est différente : 1920 × 1080 et 1080 × 1920 contiennent exactement les mêmes 2 073 600 pixels, mais pas la même largeur disponible. Un titre prévu pour une image large occupe presque toute la largeur d’un cadre vertical, et une ligne qui tenait d’un bord à l’autre doit alors être recomposée sur deux ou trois lignes.

Position, durée et marges

Un titre se place en fonction de ce qu’il ne doit pas masquer. Sur une intervention filmée, la zone basse contient souvent les mains ; sur une capture d’écran, le coin porte les commandes qu’on veut montrer. La position se décide donc plan par plan, pas une fois pour toutes.

La durée se règle ensuite à la lecture. Un titre qui reste trop longtemps devient une gêne, un titre trop bref ne se lit pas. Le repère utile reste la phrase prononcée : faites entrer le titre sur le mot qui le justifie, et sortez-le avant que l’attention ne reparte.

Ce qui est vérifié, et ce qui vient de l’amont

La surface vérifiée de l’éditeur couvre la timeline, les moniteurs et le panneau Properties ; il importe des images PNG, du WAV et du WebM/VP9, et exporte en pratique un MP4 H.264. Le projet amont documente pour sa part des outils Type, Shape et Pen, un façonnage OpenType et des calques de texte animables par images clés. Ces éléments sont présentés ici comme des documents de l’amont, pas comme des fonctions constatées.

Un point de prudence pour les langues non latines : le catalogue d’interface n’est pas disponible en arabe, et rien ne prouve qu’un titre arabe se composerait correctement dans cette version. Testez avant de compter dessus.

Contrôler avant l’export

Regardez le fichier final en entier, à la taille de diffusion. Vérifiez que le texte ne dépasse pas du cadre, qu’il ne tombe pas sur un élément clair, et qu’il reste lisible sur un écran de téléphone. Les titres font partie du contrôle final, pas de la dernière retouche.

Pour l’autre calque sonore du même projet, ajouter de l’audio ou une voix off à une vidéo en ligne traite les niveaux et l’import. La logique des pistes est expliquée dans comment fonctionne une timeline multipiste.

L’éditeur vidéo exécute ces opérations dans un onglet de navigateur, sans compte FreeAIGeneration. Un titre réussi reste celui qu’on lit d’un coup d’œil et qu’on oublie ensuite.

Questions fréquentes

Peut-on modifier un titre incrusté après l’export ?

Non. Un titre incrusté fait partie des pixels de l’image, donc le lecteur ne peut ni le désactiver, ni le traduire, ni le modifier.

Pourquoi un titre net en 1080p devient-il flou en 720p ?

Parce qu’il est rasterisé à la résolution de l’export. Le passage de 1920 à 1280 pixels de large applique un facteur de 0,667, et un corps de 48 pixels devient 32 pixels.

Quelles polices sont disponibles dans l’éditeur ?

La version livrée embarque Inter, Noto Serif, JetBrains Mono et BIZ UD. Travailler avec l’une d’elles évite les surprises de substitution et de retours à la ligne.

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