Pourquoi j’écris sur l’IA
Mon premier test d’un assistant de rédaction s’est plutôt bien passé. Le deuxième aussi. Puis j’ai essayé sur un paragraphe qui contenait une nuance importante, un mot technique et deux phrases volontairement courtes. Le résultat était fluide et faux. C’est ce jour-là que j’ai compris que le métier de rédacteur ne disparaîtrait pas avec ces outils, mais que la lecture critique deviendrait encore plus nécessaire.
J’écris pour cette lectrice qui a un texte à livrer ce soir et qui ne veut pas découvrir après coup que la machine a simplifié une idée jusqu’à la contredire. Les articles que je signe dans Sujets IA essaient de lui donner des repères avant l’essai, pas après.
Je commence par le problème, jamais par la liste de fonctions. Une page qui doit être comprise, une image qui doit être propre, une voix qui doit rester reconnaissable : voilà mes points de départ. Je teste avec des contenus imparfaits et je documente les corrections nécessaires. Quand un outil échoue, je cherche à comprendre pourquoi, parce que la cause est souvent plus utile au lecteur que le verdict.
Ce que je couvre
Je couvre l’IA visuelle et audio, la rédaction, la révision et la traduction, ainsi que les outils de productivité qui s’y rattachent. Le français impose des contraintes particulières : terminologie, registre, longueur. Je les traite dans chaque article, plutôt que de recopier une démonstration conçue pour l’anglais.
Ce que le lecteur peut attendre
Des exemples reproductibles, des limites nommées et aucune promesse que je n’ai pas pu vérifier. Si un outil me surprend en bien, je le dis aussi. Je signe cette édition française pour que la version française du discours sur l’IA soit aussi utile que la version anglaise.
J’ai longtemps travaillé sur des textes qui devaient être justes avant d’être brillants : fiches produit, pages d’aide, articles de fond et versions françaises de contenus rédigés en anglais. Ce travail m’a appris à repérer une phrase qui sonne bien mais ne veut rien dire, et à chercher la source plutôt que la formule. Quand les générateurs de texte sont devenus accessibles dans le navigateur, je les ai essayés sur mes propres brouillons, puis sur ceux de collègues. La différence entre un outil utile et un outil séduisant est devenue mon sujet de travail.
Mon autorité vient de la pratique : je rédige, je révise et je publie en français, et je teste chaque outil sur des textes réels. Je repère une approximation dans une traduction automatique et je corrige une consigne qui produit du remplissage.